« Jobs, jobs, jobs » martelait Charles Michel (et avec lui Donald Trump) en 2017. « Tous au boulot ! » lançait Georges-Louis Bouchez, en juin 2024, au soir de sa victoire électorale.
L’emploi est aujourd’hui au cœur des enjeux et des débats politiques. Avec ces cent mille malades de longue durée que le gouvernement De Wever veut remettre au travail. Avec ces cent quatre-vingt mille chômeurs qui vont perdre leurs allocations et qui vont débouler, pour certains, sur le marché de l’emploi.
L’emploi, le job, le travail, la besogne, le labeur, l’activité, tous ces termes sont aujourd’hui érigés en valeur et désignés comme les sauveurs d’un état qui glisserait dangereusement vers la banqueroute. L’emploi, la remise à l’emploi, c’est le chemin ardu mais inévitable que la Belgique doit emprunter si elle veut redevenir un pays sain et prospère, répète l’Arizona, comme un mantra. Là où l’opposition politique, les syndicats et le monde associatif dénoncent un sentier semé d’embuches pour les plus faibles, une ligne de crête qui n’épargnera que les plus forts, le premier ministre y voit le choix d’Heraclès, qui emprunte le chemin le plus étroit et le plus ardu, menant à la félicité du mont Olympe.
Sur l’emploi, le débat politique est vif, tendu, parfois limite. Et pour cause : le travail est ce qui occupe la plupart de nos heures éveillées, sa présence ou son absence nous définit ; c’est là que, généralement, nous développons le plus d’interactions avec les autres.
Et la grande réforme de nos vies d’homo abilis modernes, entamée par le gouvernement fédéral, suscite une foule de questions. Où sont tous ces postes vacants qui attendent leur profil ? Comment trouver un job sûr et gratifiant ? Comment trouver un bon profil pour faire tourner sa boîte ? Quelle formation choisir pour une vie professionnelle épanouissante ?
Au-delà des arguments (et parfois des noms d’oiseaux) qui s’échangent autour de profiteurs, des fraudeurs, des trop riches, des tricheurs ; là où les médias sont souvent accusés (parfois à raison) de se passionner pour la petite phrase assassine (on disait avant : pour les trains qui arrivent en retard), nous avons décidé de vous parler « solutions ». Parlons solutions, c’est la grande opération que vous propose la RTBF, et qui sera réitérée à travers les grands enjeux contemporains. Avec l’emploi au cœur de ce premier chapitre, nous vous donnons la parole, parce que vous avez peut-être, dans votre quotidien, des clés, des pistes, des astuces pour surmonter les défis quotidiens du monde du travail.
Parce que face à un enjeu, il y a toujours plusieurs choix de société possibles. Et ces choix, c’est vous qui les construisez, chaque matin. Parce que face à un problème, il y a toujours plusieurs solutions. Et ces solutions, c’est vous qui les détenez. Alors parlons solutions, ensemble, sur notre site RTBF Actus, pour que votre voix, dans ce grand tournant sociétal, soit entendue.
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