Haaa, le début d’année ! Il y a toujours Maurice, au boulot, à qui l’on dit « bonjour » et qui répond, avec une moue satisfaite : « Bonjour. Et meilleurs vœux ! ». Ah oui, zut ! Nous voilà obligés de répondre, benoîtement : « Meilleurs vœux à toi aussi, Maurice ».
Vous êtes peut-être comme Maurice, à ne jamais oublier d’adresser vos meilleurs vœux à vos collègues. Ou vous êtes peut-être comme moi, à oublier systématiquement. Dans les deux cas, il n’est pas superflu d’essayer de comprendre pourquoi vous vous adonnez à — ou vous subissez, c’est selon — cette tradition.
Petit, je croyais que le mot "vœu" était apparenté au mot "volonté" et synonyme de « souhait ». Vouloir la santé, la richesse, la paix sur Terre ou, plus important, s’asseoir à côté de Géraldine dans le car de la piscine.
Eh bien non. D’après mes petites recherches, le mot « vœu » n’est pas de la même famille que le mot "volonté". En réalité, « vœu » vient du latin "vovere", qui signifie « promettre », alors que "volonté" vient du latin "velle", qui signifie « vouloir ».
On s’en fiche ? Eh bien non. Car « vœu », comme le mot "vote" d’ailleurs, est donc de l’ordre de la promesse, de l’offrande : quelque chose que l’on offre. Maurice, en me remettant ses « meilleurs vœux », m’offre donc un petit cadeau : que mes souhaits se réalisent. Sympa. Il aurait pu m’offrir un Château Lafite Rothschild !
Voilà, ça ne changera pas votre début d’année, mais la prochaine fois que vous serez pris dans un tir croisé d’échanges de vœux, vous saurez.
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