Le 16 janvier 2026
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Pourquoi devenir propriétaire d’une terre glacée
en plein Océan Arctique ? 
« Because that’s what I feel is psychologically needed for success. I think that ownership gives you a thing that you can’t do, whether you’re talking about a lease or a treaty. »

« Parce que c’est ce que je ressens psychologiquement nécessaire pour réussir. Je pense que la propriété donne quelque chose que vous ne pouvez pas avoir avec un traité ou un bail. »


    Donald TRUMP, en réponse à la question d’un journaliste du New York Times 'Pourquoi est-il important de posséder le Groenland ?' (The New York Times, dimanche 11 janvier 2026) 

Parmi toutes les raisons avancées ces derniers jours, cette réponse de Donald Trump est sans doute, note Le Monde, celle qui est la plus conforme à la nature de ce président. C’est parce que, en son for intérieur, ce Président croit nécessaire de posséder un territoire qu’il s’estime en droit de le réclamer. C’est cela qui la rend si inquiétante. Ajoutons, inquiétant, autant par son raisonnement simpliste que par sa franchise. 

Aux yeux de cet homme, la conviction du plus fort l’emporte donc sur toute autre. Que cette déclaration, accompagnée d’une si large part d’irrationnel, ne soit pas suffisante pour que son entourage intervienne est tout aussi préoccupant. 

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« Nous dépêchons des militaires sur un territoire européen pour prévenir une attaque américaine. Cette dernière phrase, aucun journaliste contemporain n’aurait imaginé l’écrire avant aujourd’hui. »

    Thomas LEGRAND, Libération, vendredi 16 janvier 2026. 

Pour autant, nous aurons été nombreux à le répéter cette semaine. Oh, s’agissant de militaires envoyés sur le sol groenlandais, il n’y a pas lieu d’y voir une force d’intervention capable de contrecarrer les visées américaines.  Une quinzaine de gradés français. À peine moins d’Allemands, de Suédois, ou de Norvégiens. 

Geste symbolique dont n’importe quel chef d’Etat comprendrait la portée bien réelle. À l’exception de Donald Trump. Qui n’en a cure, et des symboles, et des postures diplomatiques. La crise du Groenland est sans doute révélatrice de l’incapacité européenne à parler le même langage que l’Américain. 

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Il est temps de tracer une ligne rouge dans la neige du Groenland, concluait vendredi l’éditorialiste du quotidien De Tijd. Signifier, donc, à cette administration américaine que si l’Europe n’a pas le poids militaire pour s’opposer à la volonté du président Trump, nous partageons encore avec les États-Unis un objectif de défense militaire commun, l’Otan. L’équation, en termes simples puisqu’il ne s’agit plus de faire dans la diplomatie, reviendrait donc à dire à Washington : gagnez le Groenland et vous perdrez l’Otan. Brûler la confiance de vos alliés en échange d’un accès au pôle Nord que les Etats Unis ont déjà vaut-il la peine ? À en croire un sondage, seuls 17% des Américains pensent qu’une annexion est une bonne idée. 68% sont favorables à l’Otan. 

 
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Le gif qui en dit long
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Certains sont en plein dans le "dry january", d'autres attendent la tournée minérale de février, et vous, comment définiriez-vous votre rapport aux boissons alcoolisées ? On a récolté vos avis sur Facebook et WhatsApp pour alimenter la discussion avec nos invités : Pierre Maurage, professeur à l’Institut de recherches en sciences psychologiques de l’UCLouvain 
Charlotte Peyronnet, journaliste et autrice de "Et toi, pourquoi tu bois?" (Denoël) et
Jean Van Den Broeck, co-fondateur de la brasserie Drink-Drink !, qui produit notamment la bien connue bière sans alcool "Trottinette".
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On se le remet dans les oreilles
Iran : le récit d'un carnage
Morts d'avoir voulu être libres
Un journaliste iranien témoigne dans Libération de la semaine de répression meurtrière qui vient de s'écouler dans le pays. La République islamique a tenté  de dissimuler par un blackout presque total ce que beaucoup décrivent comme la répression et le carnage le plus violent  des (presque) 50 années d'existence du régime. Jour près jour, il décrit les manifestations massives et l'espoir, qui rencontrent la brutalité extrême du régime, passé aux tirs à balles réelles. Dans un centre de médecine légale de Téhéran, le nombre de manifestant et manifestantes tué(e)s était si élevé que les cadavres ont été "empilés les uns sur les autres". Pour ce qui est du nombre de victimes, des premières estimations parlent de 10.000 morts. 
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Le shaker du meilleur de la semaine
Iran – anatomie d’une contestation
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La colère du peuple iranien s’inscrit dans un cycle de manifestations contre le régime. Cela fait plusieurs années que les Iraniens "ne croient plus dans le régime", explique Jonathan Piron, invité des Clés. L’historien et chercheur en relations internationales, spécialiste de l’Iran, s’appuie sur un sondage très officiel du ministère de la culture de ce pays : "L’enquête sur les valeurs de la population iranienne" (Arzesha-ha va Negaresh-ha Iranian). "Parfois le régime communique les données. Le dernier rapport d’il y a deux ans n’a pas été relayé, mais il a fuité". L’enquête révèle que 90% de la population considère que le pays est dans une situation intenable, et que 30% est convaincue que le régime n’est pas capable de se réformer.
Pour Jonathan Piron, la situation touche à une impasse : "La population ne parvient pas encore à faire chuter le régime, qui ne subit encore aucune défection. Dans l’autre sens, le régime utilise l’arme de la brutalisation, plus que la répression, à l’égard de la population. Mais il dispose de faibles marges de manœuvre pour se réformer, parce qu’il ne le veut pas".
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