Le 30  janvier 2026
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La Newsletter de Matin Première La Newsletter de Matin Première
Trump, Trump, Trump
On vous a réveillés tous les matins avec les dernières déclarations du président américain (avec le décalage horaire, c’est la première actualité que les journalistes des matinales découvrent en allumant leur écran).
 
Vous n’avez sans doute plus très envie que l’on vous parle encore, dans cette newsletter, du désordre mondial qu’il est en train d’orchestrer. Et pourtant, c’est bien lui, Donald Trump, qui dicte l’agenda international, en ce début d’année, c’est une donnée indéniable.

Non pas tant par son action éclair au Vénézuela, où il a depuis tout laissé en plan.
Non pas tant par son obsession bégayante sur le Groenland – soi-dit en passant, vieille technique de vendeur roublard qui consiste à taper très haut pour ensuite donner l’impression à sa victime d’être gagnante.

Mais plutôt parce que, en faisant moins de vagues, il veut augmenter de 50 pourcent les dépenses militaires des Etats-Unis, pour les amener à 1500 dollars dans un an.
Parce qu’il arraisonne des navires battant pavillon russe.
Parce qu’il déclare que l’Ukraine n’est pas son problème.
Parce qu’il dope une milice qui s’en prend à ses propres citoyens (ICE, la police de l’immigration, aujourd’hui dirigée par un homme qui pose dans une gabardine rappelant les dignitaires nazis, allez voir les photos de Gregory Bovino c’est édifiant).

En cela, le président américain est en train de mettre en place une révolution trumpienne.
Une révolution, c’est-à-dire le renversement radical d’un régime en place. Généralement par la force.
Nous y sommes, il faut même craindre que ce ne soit que le début.
Révolution extérieure, en piétinant les règles du droit international, en concurrençant l’ONU avec son Conseil de la Paix, en méprisant les chefs d’État qui osent lui tenir tête. 
Révolution intérieure, en dépêchant des forces militaires dans les villes qui lui résistent.
 
Révolution de ton, aussi : qui peut aujourd'hui dire jusqu'où ira le président américain ? Va-t-il ordonner des frappes sur l'Iran depuis son armada déployée dans le Golfe ? Washington est résolument devenue imprévisible. 
 
On sent que l'Europe a pris conscience qu'il faut un nouveau cap. Mais par-delà ses divisions parviendra t-elle vraiment à le tracer alors qu'elle reste dépendante des Etats-Unis ? On peut légitimement en douter.

 
L'édito de François Heureux L'édito de François Heureux
La phrase qui claque
La phrase qui claque : Sofie Merckx La phrase qui claque : Sofie Merckx
 
REVOIR L'INTERVIEW
Le gif qui en dit long
Et vous, aujourd'hui, feriez-vous des enfants ? 
Et vous, aujourd'hui, feriez-vous des enfants ? 
Depuis 2022, le "solde" des naissances est négatif en Belgique : il y a donc chaque année plus de décès que de naissances. La moyenne est de 1,44 enfant par femme et l'âge moyen du premier enfant ne fait que grimper, il atteint aujourd'hui 31,4 ans. On recueillait vos avis et on discutait des raisons de cette tendance à la baisse de la natalité avec Isaline Wertz, démographe à l'Institut bruxellois de statistiques et d'analyses (IBSA), David de la Croix, professeur à l'Institut de recherches économiques et sociales de l'UCLouvain (IRES) et Isabelle Roskam, professeure de psychologie du développement à l'UCLouvain.
REGARDER LE DÉBAT
On se le remet dans les oreilles
La justice "trop laxiste", une petite musique qui s'est imposée dans le débat public 
La justice "trop laxiste", une petite musique qui s'est imposée dans le débat public 
C’est souvent au départ d’un cas particulier, d’un fait divers, que le laxisme de la justice est pointé du doigt. Par exemple, un individu qui a bénéficié d’une liberté conditionnelle commet un nouveau crime, et c’est tout le système du choix des peines et de leur durée qui est remis en question. Pourtant, objectivement, Christophe Mincke , directeur du département de criminologie de l’INCC et codirecteur de la Revue Nouvelle, constate une baisse constante de la criminalité en Belgique, et plus largement en Europe : "Nous sommes dans des sociétés qui, peut-être paradoxalement pourrait-on dire, sont beaucoup plus sûres qu’il y a 40, 50 ou 100 ans. […] Alors, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des périodes pendant lesquelles on a des raidissements, on peut penser aux faits récents qui sont liés au trafic international de drogue". Mais globalement, si on regarde par exemple les données concernant les vols, les actes de violence et les homicides, on observe une longue tendance à la baisse. 
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Le shaker du meilleur de la semaine
Reconnaissance de la Palestine : la Belgique attend Donald Trump
Quand la Belgique reconnaîtra-t-elle formellement l’État de Palestine ?
Maintenant que le corps du dernier otage israélien à Gaza a été rendu à Israël, des voix s’expriment pour le demander. Mais la réponse est loin d'être simple. En septembre dernier, un compromis avait été trouvé, la Belgique reconnaîtrait la Palestine à deux conditions : "que le dernier otage ait été libéré" et "que les organisations terroristes, telles que le Hamas, aient été écartées de la gestion de la Palestine". Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, écrit : "L’honnêteté m’impose de constater que la seconde condition n’est malheureusement pas encore remplie, ni dans sa lettre ni dans son esprit". Maxime Prévot explique ensuite que la mise en place du Board of Peace de Donald Trump n’a pas encore pu écarter le Hamas de la gestion de Gaza. La reconnaissance formelle de la Palestine dépend donc de la réussite du plan de Donald Trump. C’est ce que, de bonne foi, on peut comprendre de la position belge. Mais ce n’est pas si simple. Car si la Belgique avait pu souscrire au plan de paix présenté par Donald Trump en septembre devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Maxime Prévot s’oppose à ce fameux Board of Peace, nouvelle formule, tel que présenté à Davos il y a quelques jours.
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