Le 20 février 2026
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Ni en rue ni chez elles
“Most dangerous place in Scotland to be a woman : her own home”
("L'endroit le plus dangereux pour une femme en Écosse : sa propre maison")
[The Sunday Post, Dimanche 15 fevrier 2026]

 
Le constat est glaçant. Selon le décompte du réseau écossais Women’s Rights, près de 200 femmes ont été tuées par des hommes en Écosse au cours des 16 dernières années. Beaucoup, rapporte encore le Courrier International, ont été assassinées dans le seul endroit où elles devraient se sentir complètement en sécurité, leur propre maison. 

Affaire d’Écossais ? Tout doux. Chez nous, ce vendredi, De Standaard interviewe la réalisatrice Nahid Shaikh. Dès lundi, la VRT entamera la diffusion de sa série documentaire « En nu is ze dood », série en 4 épisodes, consacrée aux féminicides. « C’est cru mais on aurait pu en faire 6 saisons tant il y a de choses à dire, notamment sur les chiffres noirs. » Ces décès qui ne rejoindront jamais les statistiques, des femmes qui ‘tombent’ dans les escaliers à celles qui se suicident après des années de violences psychologiques ou physiques.

Plus à l’abri en rue que chez soi ? 

Pas sûr non plus. The Guardian dévoilait mardi une colonne d’opinion. Lucy Pasha-Robinson y explique « un homme m’a bousculée dans la rue. Il voulait me donner une leçon. » Quelle leçon peut-on bien transmettre en bousculant quelqu’un ? Que le partage de l’espace publique ne se fait qu’à l’avantage des hommes et aux détriments des femmes ? 

Comme la journaliste du Guardian l’a fait dans sa rédaction, j’ai posé la question à mes consœurs. Cette agressivité de rue, ce sentiment d’impunité de celui qui juge que l’autre peut bien céder la place, tenir la porte, s’écarter de sa route, elles m’ont dit l’avoir vécu, du portail des transports en commun jusqu’à la portion de trottoir qu’elles s’estiment en droit d’utiliser. 

Savoir qui tient le haut du pavé face à l’autre est peu de chose au regard des coups souvent mortels portés à des femmes. Pourtant, ce regain d’intolérance, cette « montée d’agressivité en rue » pour citer ma collègue, ne peut que nous interroger. Quand a-t-on desserré le frein ? se demande The Guardian. Pourquoi les sentiments autrefois contenus doivent-ils soudain déborder en de telles éructations ? Racisme ordinaire, violence conjugale, agressivité de rue atteignent une ampleur jamais vue auparavant. La presse s’en est fait l’écho. Interpellant. 


Ligne d’écoute pour les violences conjugales ( 0800/30.030)
L'édito de Nicolas Vandenschrick L'édito de Nicolas Vandenschrick
La phrase qui claque
La phrase qui claque : Sammy Mahdi La phrase qui claque : Sammy Mahdi
 
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Le gif qui en dit long
Applis de rencontre : quelles conséquences sur nos relations ?
Quels effets ont les applis de rencontre sur nos relations ?
Quand les sites de rencontre sont lancés dans les années 2000, l’horizon s’est éclairci pour nombre de célibataires. "On s’est dit que le célibat allait disparaître, c’était vraiment la grande promesse", explique Arnaud Poissonnier, auteur de l'enquête "Boite de conserve" (L’Editeur À part). Tout un système économique et financier va assez vite capitaliser sur cet enthousiasme. Paradoxe, malgré ce boom, "il n’y a jamais eu autant de célibataires". 

L’espoir de trouver une relation longue et solide des utilisateurs de ces applications est souvent nourri par des exemples dans leur entourage proche. C’est ce qu’Arnaud Poissonnier appelle l’effet "ticket de loto" : "Quand on entend parler de quelqu’un qui a gagné au loto, on se dit 'pourquoi pas moi ?'. Sur les sites de rencontre, c’est exactement pareil, et c’est tout autant une illusion. Votre probabilité de trouver une histoire longue par les sites de rencontre, c’est 5%". Les utilisateurs persistent, donc, et l
e temps d’adhésion cumulé moyen des applications de rencontre est de cinq ans, de façon plus ou moins continue, ce qui a pour conséquence de normaliser les règles de ces plateformes : instantanéité, tri, compatibilité, consumérisme de la rencontre et des relations.
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On se le remet dans les oreilles
Boris Dilliès (MR) est désormais à la tête de la Région bruxelloise
Boris Dilliès (MR) est désormais à la tête de la Région bruxelloise
C’est une surprise, même pour le principal intéressé : Boris Dilliès (MR) ne pensait pas du tout devenir ministre-président de la Région bruxelloise samedi. Il était "totalement investi" dans sa fonction de bourgmestre d’Uccle. Quelle sera sa priorité ? Boris Dilliès répond "la Gare du Midi". L’image et la sécurité de celle-ci sont à travailler, estime-t-il. "Je pense que c’est important car, au-delà du symbole, une gare est une entrée de ville. C’est même une entrée de Région ici." Autre dossier important, le plan "Good Move", dont le nom va disparaître. Pour autant, Boris Dilliès admet que Bruxelles doit évoluer en matière de mobilité. "Mais il y a eu beaucoup de brutalité et trop peu de concertation. On ne peut pas faire de concertation uniquement avec les gens qui sont d’accord avec vous. Je l’ai vu dans ma commune (ndlr, Uccle) : dans certains cas, il y avait une série de plans qui arrivaient du jour au lendemain, imposés parfois de manière dogmatique."
 
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Le shaker du meilleur de la semaine
La N-VA prise en flagrant délit de communautarisme
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La tentative d'ingérence de Bill White, l’ambassadeur américain en Belgique, est critiquée de toute part. Elle embarrasse désormais la N-VA puisqu'il a été confirmé que le député N-VA Michael Freilich reconnaît avoir été à Washington pour évoquer notamment sa demande d’aménagement de la législation sur les circoncisions rituelles pratiquées au sein de la communauté juive. Un lobbying assumé à l’étranger contre la législation de notre propre pays au nom de préceptes religieux, c’est évident, c’est du communautarisme, et c’est même du communautarisme avec circonstances aggravantes de déloyauté envers la nation dans laquelle on a été élu. Des voix s'élèvent en Flandre pour le dénoncer, la N-VA est ostensiblement mal à l'aise et sa présidente, Valérie Van Peel, tente maladroitement d'étouffer l'affaire. Elle est pourtant obligée de se distancier de Michael Freilich sur le fond : "Je tiens également à être parfaitement claire sur le fond : aucune proposition de modification du cadre juridique régissant les circoncisions n’est à l’étude. La N-VA ne le demande pas, ne le défend pas."
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Auvio
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