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Matin Première
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On y arrive bien sans Trump

"Le parlement européen vient de franchir un seuil important

dans sa politique migratoire." (L’Avenir, 27 mars 2026.)


"Avec l’appui de l’extrême droite, l’Europe se rapproche du modèle d’ICE."

(De Standaard, 27 mars 2026.)

Le nouveau système imaginé en Europe est celui des "hubs de retour". Le principe ? Envoyer les personnes déboutées de l’asile dans des centres situées hors de l’Union Européenne. Là, elles seraient détenues, en attendant leur expulsion.


"Je pleure plusieurs fois par jour, parce que j’ai tellement peur." En 2007, se rappelle De Standaard, la Belgique avait été émue par l’histoire d’Angelica, 11 ans, une fillette équatorienne, enfermée au centre 127bis, à Steenokkerzeel, avec sa mère. Toutes deux n’avaient pas droit à l’asile en Belgique et attendaient leur rapatriement. Le gouvernement belge avait finalement décidé de ne plus enfermer d’enfants, cette pratique lui avait déjà valu plusieurs condamnations par la Cour Européenne des Droits de l’Homme.


Ce jeudi 26 mars, rapportent vos journaux, c’est avec des cris de joie que les Parlementaires européens ont accueilli les nouvelles règles. Celles-ci permettront bientôt à l’Union Européenne de donner son feu vert à l’enfermement d’enfants sans droit de séjour. Les applaudissements – vifs, et les cris de joies démontrent, à lire la presse, que ceux qui ont fait voter ce texte le jugeaient politiquement important. Ce texte doit sa majorité à une alliance entre la droite et l’extrême droite.

La question des "retours" est légitime, écrit l’Avenir. Sur l’ensemble des "retours" prononcés, un sur cinq seulement a réellement lieu. Mais la réponse apportée interroge. Faut-il sacrifier les droits de l’enfant au profit de la politique migratoire ? L’Europe est-elle en voie d’ICE-fication, puisqu’à la manière des États-Unis, c’est la méthode dure que l’Union Européenne se choisit là.


À très forte voix, cet hiver, la presse a dénoncé l’arrestation à Minneapolis (Minnesota) d’un jeune enfant, Liam et son envoi, en compagnie de son père, dans un centre de détention pour migrants à des milliers de kilomètre de leur domicile. Le projet européen ne sera-t-il pas plus sévère encore ? Il expulsera, de facto, les personnes déboutées, hors de l’Union. Dans ces pays tiers où l’on aura installé, non pas des "hubs" mais bien des centres d’expulsion, où seront parqués et jusqu’à 24 mois, "toute personne qui ne coopère pas volontairement à son rapatriement". Chez nous pourtant, nul Trump pour nous pousser à adopter une telle mesure.



L'édito de Nicolas Vandenschrick

L'édito de Nicolas

Vandenschrick

La phrase qui claque

La phrase qui claque de Georges-Louis Bouchez
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Le gif qui en dit long

Le smartphone a-t-il tué le livre ?

Le plaisir de lire est-il éclipsé par nos téléphones ?

Selon une étude de Statbel datant de 2023,

60% des Belges lisent au moins un livre par an, 40% n'en lisent aucun et 29% déclarent ne même pas y voir d'intérêt. Les écrans ont-il éclipsé la lecture chez les jeunes et les adultes ? "On entend souvent 'les jeunes ne lisent plus'. À mon avis, ils lisent pas mal mais ils lisent de manière très diversifiée, il y a parfois un rejet de la littérature dite classique, qui fait dire qu'ils ne lisent plus alors qu'ils lisent autre chose" estime Agnès Dumont, professeure de littérature retraitée et autrice, qui participait au débat avec François Coene, influenceur littéraire et culturel et Dominique Karelle, cofondatrice de l’ASBL Éveil à la Culture, active dans la promotion de la lecture auprès des plus jeunes.

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On se le remet dans les oreilles

Soudan : les raisons d’une catastrophe humanitaire

Soudan : les raisons d’une catastrophe humanitaire

Depuis trois ans, les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) s’affrontent au Soudan, plongeant le pays dans la violence. La population est particulièrement vulnérable et l'ONU estime que 60% des Soudanaises et Soudanais ont besoin d’une aide urgente. Muriel Boursier,

coordinatrice d'urgence des activités MSF au

au Darfour, expliquait la situation humanitaire sur place dans Les Clés :"La caractéristique principale de ce conflit c’est la brutalité de cette guerre et les niveaux extrêmes de violences infligées aux populations civiles qui ont abouti effectivement à ces déplacements massifs de population" expliquait-t-elle."En tant qu’organisation humanitaire, notre défi permanent c’est de prioriser les besoins les plus importants, les populations les plus vulnérables dans un pays où, dans chaque village ou dans chaque ville, on pourrait ouvrir une intervention".

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Le shaker du meilleur de la semaine

En Iran, guerre des ressources ou guerre des civilisations ?

Le sentiment largement partagé, je crois, c’est que nous nous sentons impuissants, spectateurs d’un monde qui se fissure, de l’Ukraine à l’Iran. Nous subissons les événements. Et nous peinons encore à en prendre la mesure. Il y a deux jours, lors de son passage dans Matin Première, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a produit une

En Iran, guerre des ressources ou guerre des civilisations ?

analyse plutôt lucide de la situation : "Aujourd’hui, il y a une guerre entre les États-Unis et la Chine pour les sources d’approvisionnement énergétiques. On revient à des guerres que l’on ne connaissait plus depuis quelques décennies. Mais c’est une guerre pour les ressources : ressources en eau, ressources alimentaires, ressources énergétiques". Cette idée d’une guerre des ressources date de 1972. Juste avant le choc pétrolier, le rapport Meadows sur les limites de la croissance, anticipait déjà que le modèle économique basé sur l’extraction de ressources limitées allait conduire à des conflits. Cette grille de lecture nous permet d’observer, d’un côté, les États-Unis, qui espèrent maintenir leur leadership en misant tout sur le pétrole et le gaz, et qui tentent de contrôler les ressources fossiles partout dans le monde, du Venezuela à l’Iran, pour en couper l’accès à leur principal rival, la Chine. La Chine, qui, ayant vu venir, tente de se découpler en développant d’autres énergies, nucléaires et renouvelables, ce qui nécessite, entre autres, de contrôler l’accès aux terres rares, mais sans recourir, jusqu’ici, à la guerre. Et dans cette guerre des ressources, l’Europe qui n’a que peu de ressources fossiles, a choisi une stratégie de décarbonation, c’est-à-dire une voie proche de celle de la Chine, mais que nous menons avec beaucoup moins de détermination.

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